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      KGN (Key Global Network) et PHAROS Exhibitions ont le plaisir de vous annoncer la tenue du Sitiel 2010 qui se tiendra du 19 au 23 septembre 2010 à l’Office de Riadh El Feth à Alger sous le haut patronage de M. le Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements


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      Le Phare Annuaire des Transports, de la Logistique, des Services financiers, des Infrastructures, des Equipements et accessoires et de l’Environnement, Version 2009, édité par PHAROS Exhibitions est disponible à la vente


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Rétrospective des exportations Algériennes Et comment rattraper le retard enregistré *

 

Numéro * Spécial

Rétrospective des exportations Algériennes

Et comment rattraper
le retard enregistré *

En lançant cette petite phrase : importer, c’est épargner ; « exporter, c’est épargner ; exporter, c’est s’enrichir », Lord Keynes (1883-1946) ignorait sans doute, que cette formule allait devenir célèbre au point de transformer, moins d’un demi siècle après, la dimension du commerce mondial, en plaçant l’exportation au cœur de l’entreprise et des préoccupations des chefs d’Etat en personne, faisant d’eux les premiers représentants de commerce de leur pays.

Par KMK

La preuve nous est fournie par ces rencontres d’hommes d’Etat où il est devenu une tradition de se faire accompagner par des « brochette » d’hommes d’affaires, déplacements au cours desquels sont signés parfois de fabuleux contrats se comptant en milliards de dollars.
Bien sûr, cette réalité est surtout l’apanage des pays industrialisés qui ont appris, grâce ou à cause des différentes crises et guerres, que la croissance passe par les interventions planificatrices et régulatrices des gouvernements.
Si, comme nous l’avons suggéré, l’ouverture au plus haut niveau à l’international n’est pas le fruit du hasard, elle a été accélérée depuis une quarantaine d’années par la libéralisation progressive des échanges et le souci d’équilibre des balances commerciales des pays.
Tout pays a des biens et service à exporter et il n’est pas nécessaire d’être forcément un pays industrialisé pour entrer dans le club des pays exportateurs.
Donc, chaque gouvernant y va de sa petite idée, en adoptant une nouvelle façon de voir le monde, par le développement de nouvelles méthodes de gestion, en changeant de mentalités, pour «négocier» sa place dans le nouvel environnement international en perpétuelle mutation.
Ainsi, dans les années 50, l’Etat irlandais avait pris des mesures fiscales incitatives, consenti des prêts, donné des terrains en location, accordé des subventions, à tous ceux qui voulaient investir (nationaux ou étrangers) dans des zones franches, prévues à cet effet, avec l’Amérique du Nord et ce faisant tenter d’améliorer les conditions économiques et sociales du plat pays.
Depuis une trentaine d’années, tous les pays, y compris ceux qui n’avaient pas une grande tradition exportatrice sont partis, dans une course effrénée, à la recherche de marchés à conquérir, grâce à des mesures se voulant d’intérêt général.
Le seul remorquage des navires en mer, dans lequel se sont spécialisés les norvégiens, notamment dans le bassin méditerranéen, rapporte à ce pays des centaines de millions de dollars constatés par leur balance des paiements, dont l’excédent au chapitre transport maritime dépasse les 6 milliards USD.
De nombreux chapitres de la balance des comptes constatent les excédents enregistrés par ce pays, qui a décidé d’une manière franche de placer la majeur partie de l’argent du pétrole dans un compte destiné aux générations futures, placement qui ne produisent pas moins des intérêts ; la génération actuelle de norvégiens continuant à suer…
Ceci pour dire que les exportations ne doivent pas uniquement porter sur des bien « visibles», constatés par des mouvements de marchandise, les services, à travers le tourisme, les transactions financières, etc., peuvent conforter la balance des paiements par l’encaissement de devises.
La Suède, le Canada, la Suisse, l’Autriche et autres pays scandinaves ne sont pas hautement industrialisés, même s’ils s’inscrivent bien dans la division internationale du travail (Volvo en Suède), (Bombardier au Canada), (Siemens en Autriche) (Nestlé en suisse) etc., mais c’est certainement dans les services que ces pays se distinguent le plus chacun à sa manière.
La Suisse n’a pas de mer mais dispose depuis longtemps d’une flotte qui ferait pâlir d’envie les meilleures façades maritimes, et dont l’illustration la plus significative est sans doute le transport en conteneur, monde grâce auquel, un armement suisse occupe la troisième position mondiale.
En matière de service, la France enregistre par an environ 40 milliards d’euros au chapitre tourisme seulement.
Avant les douloureux événements connus par la Côte d’Ivoire, ces dernières années, ce pays dégageait bon an mal an des excédents en devises d’environ 3 milliards USD, au chapitre transport maritime, grâce à une politique intelligente et volontariste menée par son excellent ministre des transports Lamin Fadika.
Les seuls droits d’auteur générés dans le monde par les disques Elvis Presley génèrent quelque 50 millions Usd, mais se sont des dizaines de milliards de dollars, qui sont produits annuellement par le show biz faveur de la balance des services des Etats-Unis, presque autant que les recettes en devises générées par tous nos puits de pétrole et de gaz.
Ceci pour conforter l’adage qui dit : « tout ce qui rentre fait vente ».
On parle beaucoup du miracle économique des pays de l’Asie du Sud-Est, et de plus en plus de celui de la Chine, mais celui-ci n’est que le résultat d’une orientation intelligente des investissements vers des activités exportatrices, dont une partie infime de la production reste sur le marché local.
Notons que l’essentiel des investissements dans l’Empire du milieu (+de 60%) sont le fruit des délocalisations des entreprises multinationales des pays de l’Ocde, lesquelles s’assurent de substantielles plus values provenant du plus grand atelier du monde (bientôt un des plus grands laboratoires du monde…) et à la Chine de battre des records de croissance et d’excédents commerciaux.
Plus près de nous, depuis quelques années, chaque gouvernorat de Tunisie incite à investir dans les activités productives, moyennant des concessions de terrains à des prix symboliques, assortis d’un certain nombre de conditions, entre autres d’investir dans activités exportatrices.
En matière d’exportations de marchandises, le Maroc a atteint en l’an 2000 le chiffre de un (1) million de tonnes de produit agricoles, avec à base une production intensive de tomates dont 200 000 tonnes (outre des produits de la mer et des agrumes) sont expédiées annuellement vers l’UE, à la faveur de l’accord d’association conclu avec cette contrée.
Ce chiffre était celui réalisé par l’Algérie à la fin des années 60, avant que ne soit brisé l’élan d’exportation, provoqué par l’effondrement de la production agricole, dès l’annonce en 1972 de l’avènement des trois «révolutions» : agraire, industrielle, culturelle…
L’industrie des années 70, supposée suppléer au déficit croissant de la balance commercial, dû à la chute brutale des exportations des produits agricoles, n’a produit que des slogans : «industrie industrialisante », «ils sont faits chez nous, il faut leur faire confiance », etc., sans créer une seule activité exportatrice, en dehors de quelque babioles qui ne pouvaient être vendus que dans des zones clearing (en troc) par le truchement d’accords conclus d’Etat à Etat.
Dans les années 80, un bilan sans complaisance a été fait par les pouvoirs publics, faisant constater les dégâts collatéraux provoqués par le naufrage des appareils de production agricole, industrielle, artisanale et autres.
Ainsi, les velléités de relance de la machine à produire et à exporter ont vite rencontré leurs limites, en raison de la gestion en parallèle du programme anti-pénurie et du programme « préfa », lancés tous deux en 1980 ; ce dernier a été engagé au lendemain du séisme de Chlef.
Mais c’est surtout le premier programme cité qui avait accaparé toute l’attention et l’énergie d’un peuple en train d’étancher sa soif de consommation de produit d’importation (phénomène continuant de plus belle), pour avoir entre autres vécu, dix ans durant, les pires pénuries que le pays ait connu depuis son existence.

Si les objectifs fixés dans les années 80, aux entreprises algériennes de production et de distribution, notamment de produit agricoles, étaient de satisfaire les besoins des populations algériennes, les sociétés commerciales se complaisaient dans un rôle orienté exclusivement vers l’importation de l’étranger, y compris l’Ofla, dont la création à l’origine devait répondre surtout à des impératifs d’exportation.

A la fin des années 80 et début 90, les réformes économiques engagées, se traduisant par la démonopolisation et l’ouverture du commerce extérieur, ont commencé à produire quelques résultats en matière de production et d’exportation.

 

Mais un certain nombre de facteurs exogènes et endogènes allaient freiner cet élan : une bureaucratie de plus en plus stérilisante ; la récession économique, provoquée par l’effet conjugué de la chute du prix du baril de pétrole et du dollar; la détérioration des termes de l’échange, augmentant les coûts d’approvisionnement de l’appareil de production ; le carrousel de gouvernements sans ligne de conduite claire (ouverture de l’économie, protectionnisme avec fermeture des frontières économiques, économie de guerre…), ayant entrainé la réduction des investissements, phénomènes qui furent aggravés par la décennie rouge.
A partir de 1996, les défaillances de tous ordres allaient provoquer une autre réaction «qualifiée de sursaut des exportations », accompagnée d’un train de mesures des exportations hors hydrocarbures à deux (2) milliards de dollars en l’an 2000, soit une progression annuelle d’environ 30% par an.
Les mesures portaient : création d’un comité sous l’égide du ministre du commerce, chargé de la promotion et du suivi des exportations hors hydrocarbures (décision du chef de gouvernement N° 27 du 31 juillet 96) ; création de l’Office de Promotion du Commerce Extérieur (décret N° 96-235 du 2 juillet 96) ; création par la loi des finances de 1996, du fonds de promotion des exportation hors hydrocarbures, placé sous la coupe d’une commission relevant des compétences du ministre du commerce ; octroi d’une ligne de crédit devant booster les initiatives à l’exportation et d'autres financements des coûts de production, supposés adapter les produits algériens aux marchés extérieurs ; création de plusieurs guichets unique et couloirs spécifiques au niveau des banques, des douanes, des ports, des offices de promotion ; création de la Cagex, par décret N° 96-235 du 2 juillet 1996, en vue de garantir et gérer les risques à l’exportation ; application de tarifs préférentiels des frais de transport et du transit portuaire à l’exportation.
Force est de constater, onze ans après, que toutes ces mesures n’ont provoqué qu’un effet immédiat, ayant fait bondir une seule fois le montant des exportations de 310 millions USD à 785 millions USD pour l’année 96, chiffre qui devait chuter depuis pour retrouver son niveau d’origine.
Dans l’intervalle le nombre d’importateurs passaient à 40 000 (jusqu’au lancement par les pouvoirs publics de la dernière opération d’assainissement en 2004), tandis que le nombre d’exportateurs ne dépassaient pas à ce jour les 400 intervenants, dont une partie ne réalisent que des opérations ponctuelles et l’autre provient des exportations de produits dérivés des hydrocarbures.
Quelles sont les raisons de ce marasme, extrêmement dangereux pour l’équilibre global du pays et son développement économique ?
Il nous semble que les vœux pieux adressés à des commissions d’atteindre des objectifs de deux (2) milliards USD, c’est bien, mais c’est encore mieux d’impliquer individuellement les structures et les hommes qui les gèrent à travers des contrats de sanctions positives et négatives, applicables à tous les niveaux hiérarchiques de la sphère administrative, économique, voire politique.
A notre humble avis, c’est la seule condition, à même de réhabiliter les réflexes et les gestes perdus. Nous avons tendance à oublier que ce pays a une vocation exportatrice séculaire.
Avec les contrats de performance imposés à tous les niveaux, il s’agit de rendre responsables tous les guichets et couloirs administratifs, outre les différents maillons des chaînes de productions et circuits d’exportation, par la mise en place de facteurs d’incitation et de sanctions, de nature à identifier et situer, après évaluation périodique, le mal là où il se trouve, non par un observatoire, dont le rôle est plutôt passif, mais par une sorte de commissariat des exportations, dont le rôle serait de distribuer des bons points en cas de réalisation d’objectifs et de demander des comptes en cas de défaillance à un niveau ou un autre.
Quant aux produits exportables, il faut les "débusquer"en intéressant les producteurs à l’acte d’exporter, sous forme de séminaires, colloques, travail de proximité, etc. jusqu’à emporter l’adhésion de ceux-ci…
En Tunisie, même au niveau du ministère de l’agriculture il existe une super structure chargée du soutien à l’exportation, comme si le ministère du commerce seul ne suffisait pas, parce qu’on a considéré que l’implication de tous les rouages de l’Etat dans l’activité constituait un enjeu national…
Voilà, où réside, nous semble-t-il, le secret de la réussite de nombreux pays émergents dont le principe directeur est de ne pas accorder de devises à fonds perdus, à moins d’engagements de la part du demandeur de se lancer dans la voie de l’exportation.
Par exemple, au lieu d’accorder de 12 à 15 milliards USD pour des importations de produits de consommation courante sans contrepartie, un système de compensation, par exemple des pourcentages réalisables à l’export devraient être imposés aux importateurs avant de leur accorder l’accès aux devises.
Ceci serait valable également pour les industriels dont les intrants payés en devises, permettant la mise en œuvre du processus d’élaboration de produits industriels, devraient exporter une partie de la production, en tous cas à hauteur au moins des montants en devises consentis par l’Etat.
Le militantisme ayant vécu, c’est à travers des bonus et des mesures efficaces de facilitation que producteurs et importateurs vont découvrir les vertus de l’export…
L’attaché commercial, au niveau d’une ambassade, doit également pouvoir justifier son action par les résultats provenant de l’écoulement de marchandises dans le pays où il est affecté.
Il devrait en être de même au niveau de toutes les administrations et organismes en charge des programmes d’exportation.
Un chiffre en baisse à l’export, par rapport aux prévisions, devrait déclencher des réactions de contrôle en chaîne, seule façon de faire sortir le pays de cette spirale où les attributions et compétences sont partout et les responsabilités nulle part.
En effet, on se pose jusqu’à maintenant la question de savoir pourquoi avoir créé une commission, si le conseil d’orientation du Promex (office de promotion du commerce, de celui des affaires étrangères, de l’industrie, des finances, la banque d’Algérie, Sonatrach, ( ?!) met quatre ans après son existence, pour ce réunir la première fois. Cf déclaration du directeur général de Promex, dans une interview accordée au journal des échanges internationaux, des transports et de la logistique, (Le Phare) N° 19 de novembre 2000.
La même situation semble prévaloir après la création de Algex, puisqu’à ce jour n’a pas encore siégé la nouvelle commission créée et élargie à d’autres institutions en relation avec les exportations hors hydrocarbures, comme les ministères de l’agriculture, de la pêche, des transports, de la petite et moyenne entreprises, etc.
Pourquoi ne parle-t-on jamais d’exportations de service, dès lors que la balance des services de l’Algérie n’a jamais été excédentaire…
En tout cas à l’étranger, le sentiment qui se dégage est que l’Etat algérien est repu de devises ; phénomène qui explique la ruée de businessmen vers notre pays, d’ailleurs pas tellement exigeant, comme le sont d’autres PVD qui réservent les encouragements financiers aux investisseurs nationaux et étrangers uniquement dans des activités réputées exportatrices de bien et de services.
Il est vrai que virtuellement l’Algérie a remboursé ses dettes et le peuple algérien est endetté à un niveau insignifiant, non par sa seule volonté, mais à cause du crédit, qui n’était pas encore accessible il y a encore quelques années ; celui-ci a été rendu depuis possible grâce aux dernières dispositions gouvernementales.
Mais les potentialités non encore utilisées, qu’elles émanent des sols, des sous-sols, du climat généreux, dont la nature a doté notre pays, sont énormes, pour peu que l’énergie créatrice soit libérée et les producteurs et opérateurs du commerce extérieur encouragés, encadrés, formés et mis à niveau, dans le cadre d’une stratégie globale assortie de programme comportant des objectifs élaborés dans une perspective de réhabilitation des exportations.
Cet espoir est en train de naître avec les programmes de formation initiés par Algex en direction de son propre personnel et animés par des experts de Kgn et le programme Optimexport, mis en oeuvre dans le cadre d'un partenariat Ubi France et le Ministère du Commerce en direction d'exportateurs potentiels et dont les résultats commencent à se faire sentir ■

* Extrait du guide pratique de l'exportateur
et des opérateurs du commerce extérieur.

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