Le Phare : Vous allez participer au Salon de l'exportation. Quel est l'objectif à atteindre ? Aït Yala Slimane : C'est important pour notre société qui veut se positionner parmi les challengers. L'objectif essentiel reste d'être visible à la communauté international avec nos produits. Nous avons jugé que ce Salon est important car il draine beaucoup de monde d'autant plus qu'il est organisé en marge de la Foire Internationale d'Alger (FIA). Nous voulons vendre à l'international, d'ailleurs, cela a été défini par les dirigeants de l'entreprise depuis 3 ans comme un objectif majeur. Nous participons à plusieurs manifestations mondiales dont la foire de Mauritanie et du Cameroun. Nous restons donc sur cette démarche. Le Phare : En tant qu'opérateur économique activant dans l'export, comment analysez-vous ce secteur ? Aït Yala Slimane : Il faut dire en toute franchise qu'on n'est pas assez préparé côté algérien. Depuis quelques mois, on commence à avoir une organisation autour de l'export. Bien entendu, nous souhaitons davantage. L'administration est un frein important dans le sens où elle n'est pas assez réactive, elle est même pesante et lourde. Après avoir participé à la foire du Cameroun, on a toujours du mal à retirer notre marchandise du Port d'Alger. Cela illustre mon propos. Les problèmes du port sont facilement réglable mais ce n'est pas le cas de la banque et de la douane surtout dans le suivi des opérations du commerce extérieur, ce qui se répercute d'une manière ou d'une autre sur notre trésorerie et nos futurs investissements. | Le Phare : Quel est le produit phare que vous exportez ? Aït Yala Slimane : En majorité, l'antenne parabolique dont nous sommes premier fabricant africain. 15 % de notre production est exporté vers la Tunisie et le Cameroun. Notre ambition est d'exporter nos téléviseurs à travers notre marque Continental Edison, propriétaire du groupe Aït Yala K&S. Nous allons la développer en Algérie et en France à travers Casino. Le Phare : L'activité de l'export a-t-elle un avenir prometteur ? Aït Yala Slimane : Si l'Etat fait sa part, l'entreprise algérienne pourra percer dans les trois prochaines années. Il faut encore d'autres mesures de facilitation. Il y a un potentiel extraordinaire notamment en Afrique et dans les pays arabes. Ce sont pour nous deux marchés porteurs qui peuvent nous valoir beaucoup de satisfactions ■ |