Numéro * Spécial Fayçal Khebizat, Directeur Biodattes Algérie A la tête de Biodattes, Fayçal Khebizat, a relevé un pari difficile : produire des dattes de premier choix et les imposer sur le marché international. Il nous livre son expérience dans ce domaine. Interview réalisée par | ||
Le Phare : Quels sont les objectifs de votre participation au Salon de l’exportation ? M. Fayçal Khebizat : Nous espérons à travers notre participation à cette manifestation contribuer à l’instauration d’un rendez-vous national annuel qui drainera des opérateurs professionnels en relation avec le métier de l’export. Le Phare : Présentez nous votre entreprise : positionnement sur le marché, résultats financiers, date de création, principale activité ? M. Fayçal Khebizat : Biodattes Algérie est une société de droit algérien créée en 2004 et qui œuvre depuis sa création à promouvoir le mode de culture biologique dans le domaine de la datte en particulier et avec le challenge d’exporter l’intégralité de sa production. Depuis sa création, Biodattes Algérie prospecte et sélectionne les meilleurs terroirs de production de la Deglet Nour de Biskra, accompagne, forme et encourage les agriculteurs à adopter le mode de production biologique et prend en charge la normalisation, la qualification et l’exportation de ce joyau du désert. En matière de positionnement, nous faisons partie des rares opérateurs algériens certifiés conformes aux normes Européennes (CEE) et Américaines (NOP) de culture biologie. Nous exportons actuellement essentiellement vers la France, l’Allemagne et l’Angleterre de façon directe et indirecte et nous réalisons le modeste volume de 100 tonnes/an environ avec un positionnement sur un marché à haute valeur ajoutée.
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| Le Phare : Comment appréciez-vous le climat de l'exportation en Algérie ? Quels sont les freins et les handicaps à la lumière de votre propre expérience ? M. Fayçal Khebizat : Le climat global de l’exportation est navrant en toute vérité mais prometteur en même temps ! Tandis que nous patinons encore dans la bureaucratie et l’archaïsme du système bancaire qui est le pire maillon de la chaîne de l’export algérienne. Je pense que nous n’avons pas encore bâtis un marché local structuré et normalisé, ni un système de production national assez stable et compétitif afin de propulser l’export. La défaillance à mon sens, est en amont de l’acte de l’export. Tout cela nous donne une idée sur l’énormité du challenge qui nous attend car nous n’avons pas encore exploité tous nos atouts qui restes je le répète très prometteurs. Le Phare : Les pouvoirs publics jouent-ils leur rôle ? Y a-t-il de leur part une aide (financière ou autres)? M. Fayçal Khebizat : Il y a des initiatives louables, à vrai dire, que nous saluons et encourageons comme le rôle que joue le Ministère du commerce et le Ministère de l’agriculture, ainsi que les différents organismes publics qui sont Algex, Safex, Caci, Cagex et les représentations diplomatiques algériennes à l’étranger notamment à travers le couloir vert, le salon de l’export, le programme Optimexport, le prêt Rfig, ainsi que les différents volets du FSPE. Mais malgré cette volonté affichée des pouvoirs publics, nous restons terriblement loin devant ce que font les pays concurrents pour promouvoir leurs exportations ! Nous devons doubler d’efforts et d’ingéniosité pour rattraper nos retards. Le Phare : La formation est-elle prise en charge ? M. Fayçal Khebizat : Biodattes Algérie fait partie du vivier d’entreprises challengers du programme Optimexport et dans ce cadre, elle a bel et bien bénéficié du volet formation de ce projet.
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