Numéro * Spécial Belfar Makhlouf, Gérant de l'entreprise Vitajus Vitajus est une société privée créée par les frères Belfar qui fabrique les jus de fruits. Elle satisfait une large clientèle (hôtels, restaurants, cafés) et le grand public. Elle a tenté l'expérience de l'export et semble s'être imposée avec son label. Interview réalisée par | ||
Le Phare : Vous allez participer au Salon de l'exportaion en juin prochain. Quels sont les objectifs fixés ? M. Belfar Makhlouf : Se faire connaître en tant qu'exportateur par rapport aux visiteurs qui seront intéréssés par le produit algérien et faire connaître la marque avec l'ensemble de la gamme. Il faut savoir que Vitajus a exporté entre 5 % et 8 % de son chiffre d'affaires en 2008. Le Phare : Quelle est votre recette de succès ? M. Belfar Makhlouf : C'est difficile d'avoir une part de marché à l'étranger avec toute la concurrence qui existe déjà. C'est un travail de longue haleine avec une présence sur le web et la participation constante aux foires les plus impor
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| tantes et les plus visitées. On y participe régulièrement et on peut affirmer que la marque Algérie est de plus en plus visible à l'étranger. Il faut néanmoins décrocher un marché, avoir une expérience ardue dans l'export pour s'imposer. Le Phare : Quelles sont les démarches pour une exportation réussie ? M. Belfar Makhlouf : Préparer un bon dossier et acheminer dans de bonnes conditions la marchandise. Il faut savoir que pour être autorisées à exporter les produits aux Etats-Unis par exemple, les entreprises doivent être enregistrées auprès de la FDA. Il n'y a pas de barrières douanières. Et pour celà, il faut trouver un acheteur. Notre argument de vente reste un jus avec un prix compétitif, donc avec une marge moyenne. Dans ce cas précis, nous négocions les prix à fond pour pénétrer le marché avant de passer à une deuxième étape : fidéliser et garder le client. Nous avons remarqué dans ce contexte que rapidement, la concurrence diminue ses prix de vente. Le Phare : Avez-vous une visibilité sur le court terme ? M. Belfar Makhlouf : L'économie mondiale commence à bouger. Nous sommes actuellement en attente. On laisse les choses se stabiliser et on reviendra à la charge petit à petit. Autrement dit, on est en pleine phase d'observation. L'aide de l'Etat se situe au niveau du transport : un remboursement de près de 50 % des frais. Pour l'heure et pour juger la situation de l'export, il faudrait attendre la réaction de nos anciens clients ■
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