Numéro * Spécial Mahmoud Mendil, DG Itaf Mahmoud Mendil, directeur général de l'Institut technique de l'arboriculture fruitière et de la vigne (ITAF), a bien voulu nous accorder un entretien pour nous parler de la labellisation. Un projet est en cours de finalisation pour permettre aux produits algériens d'être plus valorisés et avoir plus de chance de s'imposer au niveau des marchés internationaux où la concurrence est féroce. Cependant, prévient-il, il s'agit d'une démarche volontaire et non d'une décision imposée. Interview réalisée par | ||
Le Phare : La recherche d'un label est à l' ordre du jour au niveau de l'Institut technique de l'arboriculture fruitière et de la vigne (ITAF). De quoi s'agit-il ? M. Mahmoud Mendil : La labellisation touche tous les produits agricoles frais ou transformés. L'Algérie a énormément de produits tels que la datte "Daglat Nour" qui s'exporte (chaque région a ses dattes propres, il existe plus de 100 variétés), l'arboriculture (huiles d'olive), olive de table conservées dont la sigoise, figues fraîches et sèches, abricots (N'Gaous), artichaux de Relizane, le melon de Oued Rhiou, la carotte muscade de Meskiana (Tébessa).
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| Le Phare : Les produits algériens ont du mal à trouver une place sur le marché de l'export. Pourquoi ? M. Mahmoud Mendil : On confond deux choses : la qualité du produit et la commercialisation du produit. On peut avoir un produit de qualité avec un manque de conditions d'exportation, c'est à dire, au niveau de son transport et sa commercialisation, recherche de débouchés. C'est toutes ces conditions économiques qu'il faut réunir pour avoir un accès au marché mondial. En tout cas, je peux vous assurer que la qualité existe : on trouve d'excellents produits jusqu'au petit marché de village. Reste bien sûr à faire un effort de valorisation, de calibrage, de conditionnement, de prestations aux frontières et d'étiquetage. Il faut bien admettre que tous ces aspects ne relèvent pas des producteurs. Le commerce fait appel à d'autres professionnels. Le Phare : Où en est-on au niveau de la réglementation ? M. Mahmoud Mendil : Nous sommes à la phase de préparation des conditions du label. Des textes sont en cours d'élaboration et je dirais même qu'ils sont assez avancés avec des cahiers des charges à remplir. Précisons toutefois un élément de taille : le label est une démarche volontaire, ce n'est pas une décision administrative qui vient d'en-haut. C'est une décision professionnelle quand on considère que le produit a des qualités et qu'il y a lieu de le valoriser. Cette démarche apporte incontestablement un plus. Par exemple : il y a de l'huile d'olive partout vendue au même prix. Si demain, quelqu'un a un label, il a une plus value pour se différencier par rapport aux autres concurrents ou acteurs du marché. Il sera procédé à une vente dans une bouteille individuelle conditionnée. La labellisation est ainsi valable dans un marché national ou international ■
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