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    • En marge du 8ème Sitiel, prévu du 19 au 23 septembre 2010, il est programmé des séminaires sur la logistique intersectorielle. Pour télécharger le programme, cliquez ici


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      KGN (Key Global Network) et PHAROS Exhibitions ont le plaisir de vous annoncer la tenue du Sitiel 2010 qui se tiendra du 19 au 23 septembre 2010 à l’Office de Riadh El Feth à Alger sous le haut patronage de M. le Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements


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      Le Phare Annuaire des Transports, de la Logistique, des Services financiers, des Infrastructures, des Equipements et accessoires et de l’Environnement, Version 2009, édité par PHAROS Exhibitions est disponible à la vente


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Conférence 5+5 environnement Allez au-delà des bonnes intentions La première conférence ministérielle sur l'environnement et les

 

Conférence 5+5 environnement

Allez au-delà des bonnes intentions

Par Kamel Derkouche

La première conférence ministérielle sur l'environnement et les énergies renouvelables, qui a été organisée récemment à Oran, dans le cadre du dialogue méditerranéen 5+5, a traité de thèmes extrêmement importants relatifs aux changements climatiques, à la lutte contre la désertification, à la gestion des déchets, aux ressources hydriques et à la biodiversité. En abritant cet événement, l'Algérie a délivré un message important : mer fermée, la Méditerranée présente une forte sensibilité face aux risques susceptibles d'être générés par tous les phénoménes liés à la dégradation de l'environnement et les changements climatiques. La concertation et la coopération entre les pays riverains de la Méditerranée occidentale s'avère être d'une impérieuse nécessité.
Les pays 5+5 devraient entreprendre des actions de coopération dans des domaines variés.
Le Plan solaire Méditerranéen (PSM), un des projets phares, s'est fixé de créer 20 gigawatts de nouvelles capacités de production d'énergies renouvelables d'ici 2020, dans les pays au sud et à l'est de la Méditerranée. Il devrait également créer des synergies entre les stratégies nationales en matière de développement de l'énergie solaire. Les interconnexions électriques (Med-Ring) visent à développer une boucle électrique entre les deux rives de la Méditerranée, ouvrant la perspective d'un véritable marché commun de l'énergie. Les participants se sont félicités de l’élargissement du cadre de concertation 5+5 aux questions relatives à l’environnement et aux énergies renouvelables, de plus en plus présentes dans les agendas internationaux, et qui revêtent une importance capitale pour le développement durable dans la région.
Les changements climatiques constituent une préoccupation majeure de la communauté internationale. Les Etats membres du 5+5 devraient contribuer de manière concrète à l'effort global de lutte contre ce fléau. En inscrivant cette question à l'ordre du jour, les pays membres sont conscients de la nécessité de poursuivre les négociations en vue de parvenir à un accord international à l'occasion de la COP 16 de Cancun (Mexico). La gestion des déchets constitue aussi un autre défi auquel sont confrontés ces pays. Des instruments de coopération devraient être mis en place à même de contribuer à la gestion, l'élimination et la valorisation des déchets ménagers et assimilés. L'eau constitue également un milieu complexe et fragile à la fois ressource et écosystème soumis à de multiples sollicitations (alimentation en eau potable, industrie, agriculture, énergie, loisirs) et se situe au centre des préoccupations de durabilité du développement. Les questions de l'accès à l'eau, de sa raréfaction et de sa gestion rationnelle, de la dépollution des eaux, du partage des ressources hydriques et du réchauffement climatique interpellent aujourd'hui les pays de la région Méditerranée. En outre, les prélèvements excessifs d'eaux souterraines au niveau des zones côtières conduisent souvent à des intrusions marines. Les périodes de sécheresse sont également courantes dans la région entraînant de graves pénuries d'eau.
Les zones côtières de la Méditerranée constituent un patrimoine commun naturel et culturel qu’il convient de préserver et d’utiliser durablement au profit des générations à venir. L’accroissement de la pression anthropique sur le littoral menace leur intégrité. Il est désormais urgent d’en stopper sinon d’en inverser le processus de dégradation et de réduire, de façon significative, la perte de biodiversité de ces écosystèmes. Les zones côtières représentent une ressource économique, sociale et écologique irremplaçable. Leur aménagement et leur gestion dans une perspective de préservation et de développement raisonné exigent une approche spécifique et intégrée au niveau de l’ensemble du bassin méditerranéen.

 

 

Cet événement a pour ambition de chercher des solutions concrètes aux difficultés rencontrées et de proposer des orientations d’action en faveur d’un développement d’initiatives pérennes dans le but de stopper la perte de la biodiversité méditerranéenne. Il a permis d’aborder ces questions pour une approche opérationnelle de la gestion intégrée des zones côtières dans le bassin méditerranéen.
Les expériences de gestion intégrée des zones côtières sont en effet nombreuses et mobilisent les acteurs, tant au niveau des États qu’à des échelles locales. Mais ces initiatives se heurtent encore à plusieurs obstacles pour permettre une mise en oeuvre opérationnelle et effective du protocole en Méditerranée : financement pérenne des initiatives, intégration effective des problématiques terrestres et marines, coordination des politiques sectorielles et implication des acteurs locaux. La désertification et la sécheresse constituent pour la région des phénomènes aux conséquences néfastes sur les plans économique, écologique et social.
Si la Méditerranée a été jusqu’à présent épargnée de la pollution marine par les hydrocarbures, le risque est pourtant réel puisque 28 % du pétrole mondial (4 000 000 tonnes) y transite, sur une superficie de moins de 1% de la surface des mers du globe. Pourtant, la pollution par hydrocarbures règne en Méditerranée puisqu’elle est estimée à 1,5 millions de tonnes par an, générée par les rejets des navires en mer que sont les actions de déballastage, lavage des citernes et vidange.
Base du développement des échanges et du commerce, l’activité du secteur de transport dans les pays méditerranéens se développe très rapidement et de façon peu maîtrisée. On observe une course au gigantisme du transport maritime, avec un développement du transport par conteneurs, une augmentation de la taille des navires et du trafic engendrant des problèmes de capacité de réception des ports et des menaces (accidents, dégazage) plus importantes sur l’environnement marin.
Des mesures préventives sont mises en oeuvre, notamment l’amélioration de la surveillance et du contrôle des rejets illicites par voie navale, aérienne et satellitaire, l’application de la réglementation relative aux poursuites contre les auteurs des rejets illicites, notamment le respect du principe du pollueur–payeur, la mise en place de chenaux ou rails pour organiser le trafic maritime, notamment au niveau des points à forte densité de circulation et la mise en place de systèmes de contrôle du trafic maritime dans le cadre de la mise en oeuvre des protocoles de situation critique.
Cette première Conférence ministérielle sur l’environnement et les énergies renouvelables du dialogue des pays 5+5 a été clôturée avec l’adoption de la déclaration d’Oran.
Conscients que le renforcement de leur coopération en matière de réduction des catastrophes naturelles et de secours aux sinistrés est un moyen efficace leur permettant d’accroître leurs capacités à prévenir les calamités naturelles, ils sont décidés à unir leurs forces. Cette rencontre a ainsi permis de coordonner les efforts et unifier une démarche pour aller en rangs serrés vers les grands rendez-vous internationaux ■

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