L’école et l’objet pour lequel elle a été créée Etablissement public à caractère administratif, l’Etfim (Ecole technique de formation et d’instruction maritimes) de Mostaganem est créée pour former, recycler et perfectionner le personnel navigant (subalterne et officier), ainsi que les cadres sédentaires du secteur de la marine marchande et des ports. Actuellement, elle dispense des formations de longue et courte durée : - Formation de longue durée : au profit des entreprises portuaires et de travaux maritimes pour l’obtention du diplôme de patron à la navigation côtière ; - Formation de courte durée : en formation initiale et revalidation pour la mise en conformité des équipages aux conventions de l’Organisation maritime internationale, notamment la Stcw (qualification professionnelle des gens de mer), Solas (sauvetage de la vie humaine en mer) et Marpol (protection de l’environnement marin contre la pollution). Néanmoins, si la formation reste le chemin primo-indiqué dans la mesure où elle permet à l’intéressé de ne pas rester en retrait de l’évolution des métiers, l’expérience, surtout celle acquise dans le cadre professionnel, est le capital que chaque personne aspire en premier pour asseoir sa « supériorité » et accomplir avec compétence et efficacité les tâches qui lui sont confiées. Par qui l’Etfim est sollicitée ? Conformément au statut qui lui est attribué, l’école est sollicitée par différents armements nationaux, spécialement des entreprises maritimes et portuaires. Grosses pourvoyeuses de candidats, figurent en tête les compagnies suivantes : « Hyproc Shipping Company », « Cnan Group », « Entmv » et l’Epa (Entreprise portuaire d’Arzew). Outre les créneaux classiques, l’établissement prend également en charge des formations spécifiques. A ce titre, l’exemple que l’école peut à la fois brandir et s’enorgueillir est la mise à niveau des auxiliaires de l’administration judiciaire, du personnel de la Pêche ou de l’effectif de la Gendarmerie nationale. D’autre part, prête à accepter d’autres missions non prévues habituellement, l’institution, en dépit des propositions faites à sa hiérarchie (Direction de la marine marchande), reste tout de même soumise aux injonctions de sa tutelle et, par conséquent, tributaire de ses décisions. Projeter de former d’autres personnels, tels les manutentionnaires, dockers, grutiers, caristes … est le souhait le plus cher qu’elle n’arrive toujours pas à exaucer. Bien que ses moyens, matériels et humains, sont limités, elle possède quand même un potentiel et des possibilités, tant l’engagement de ses travailleurs est volontaire et sans faille, pour relever les défis. Car, en plus des équipements spéciaux qu’elles nécessitent, ces formations « à la carte » que l’établissement veut bien essayer malgré le peu d’aptitude qu’il enregistre dans ce domaine si particulier, doivent préalablement recevoir le feu vert des autorités. | | Moyens à disposition D’une capacité de plus de 150 places pédagogiques, l’école fonctionne en internat, externat et demi-pensionnat. Elle est le réceptacle de candidats envoyés généralement par leurs employeurs respectifs. Une exception, toutefois : des concours peuvent occasionnellement être organisés au profit des élèves issus des établissements de l’enseignement scolaire général. « Matelot qualifié » est la formation le plus souvent programmée. D’ailleurs, une promotion de cette filière est sortie de l’école récemment. Toutefois, si, depuis, l’expérience n’a pas été renouvelée, c’est parce que les diplômés, ayant pourtant effectué des stages pratiques auprès de sociétés dont l’activité prépondérante est la navigation maritime commerciale, n’ont pas trouvé de débouchés. Ceci pour dire que malgré les contraintes et autres difficultés, l’école peut aujourd’hui s’adapter à toutes les situations, extraordinaires puissent-elles être. En effet, l’établissement est plus ou moins doté de capacités superstructurelles et infrastructurelles, ainsi que d’équipements spécialisés à la mesure des tâches pour lesquelles il a été mis sur pied. Efforts fournis pour assurer une prestation de qualité Pour être au diapason, l’école procède ponctuellement à la réalisation et à l’inscription d’opérations d’intérêt public pour le développement de ses activités pédagogiques. C’est le cas, notamment, de l’acquisition ces derniers temps : - d’un simulateur Smdsm (Système mondial de détresse et de sécurité en mer) intégré au simulateur d’aide de pointage radar automatique ; - d’une embarcation à moteur pour les exercices de sauvetage en mer ; - de moyens informatiques au profit des enseignants ; - d’un logiciel de gestion de la scolarité. Par ailleurs, d’autres équipements au profit de l’établissement ont été jusque là effectués, à l’instar de l’installation d’un réseau de lutte contre l’incendie, l’aménagement des locaux pour la mise en place de simulateurs à propulsion mécanique, de navigation intégrée et d’un radar « Arpa », ainsi qu’une salle multimédia. Bilan réalisé, arrêté au 22-06-2010 Tels que présentés, les chiffres font montre d’un bilan allant dans le sens des prévisions. En effet, sachant que la formation reste en cours l’année durant, le bilan, arrêté au 22 juin, fait ressortir les résultats suivants : - une session de 29 patrons à la navigation côtière au profit des entreprises portuaires et de travaux maritimes ; - certification de 1 327 navigants des entreprises maritimes et portuaires dans le cadre de la mise en conformité des équipages aux différentes conventions internationales, notamment celles portant sur la réglementation maritime et la protection de l’environnement ; - organisation de cinq sessions, arrêtées provisoirement au 1er juillet 2010, au bout desquelles 144 permis de plaisance ont été à ce jour délivrés ■ * Administrateur Principal des Affaires Maritimes |