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    • En marge du 8ème Sitiel, prévu du 19 au 23 septembre 2010, il est programmé des séminaires sur la logistique intersectorielle. Pour télécharger le programme, cliquez ici


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      KGN (Key Global Network) et PHAROS Exhibitions ont le plaisir de vous annoncer la tenue du Sitiel 2010 qui se tiendra du 19 au 23 septembre 2010 à l’Office de Riadh El Feth à Alger sous le haut patronage de M. le Ministre de l’Industrie et de la Promotion des Investissements


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      Le Phare Annuaire des Transports, de la Logistique, des Services financiers, des Infrastructures, des Equipements et accessoires et de l’Environnement, Version 2009, édité par PHAROS Exhibitions est disponible à la vente


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Écologie

Espaces verts : ces poumons, laissés pour compte de l’environnement

« Toute construction ou infrastructure devant être implantée à une distance inférieure à cent (100) mètres des limites d’un espace vert est interdite »
Art.15 de la loi 07-06 relative aux espaces verts

Par Med Rafik Bessadi et Belkheïr Ikkache

Définition des espaces verts
Au sens de l’article 4 de la loi ci-dessus citée, constituent les espaces verts les zones ou portion de zones urbaines non construites et recouvertes totalement ou partiellement de végétation, situées à l’intérieur de zones urbaines ou devant être urbanisées.
La gestion, la protection et le développement de ces espaces dans le cadre du développement durable ont pour objectifs, notamment :
- d’améliorer le cadre de vie urbain ;
- d’entretenir et d’améliorer la qualité des espaces verts existants ;
- de promouvoir la création d’espaces verts de toute nature ;
- de promouvoir l’extension des espaces verts par rapport aux espaces bâtis ;
- de faire de l’introduction des espaces verts, dans tout projet de construction, une obligation prise en charge par les études urbanistiques et architecturales publiques ou privées.

Politique de la ville : Objectifs
Conformément aux dispositions de la loi 06-06 du 20 février 2006 portant loi d’orientation de la ville, la politique de la ville vise à orienter et à coordonner toutes les interventions, particulièrement celles relatives aux domaines suivants :
- les réductions des disparités inter-quartiers et la promotion de la cohésion sociale ;
- la résorption de l’habitat précaire ou insalubre ;
- la maîtrise des plans transport, de déplacement et de circulation dans et autour des villes ;
- le renforcement de la voirie et des réseaux divers ;
- la garantie et la généralisation des services publics, particulièrement ceux chargés de la santé, de l’éducation, de la formation, du tourisme, de la culture, du sport et des loisirs ;
- la protection de l’environnement ;
- la prévention des risques majeurs et la protection des populations ;
- la lutte contre les fléaux sociaux, la marginalisation, la délinquance, la pauvreté et le chômage ;
- la promotion du partenariat et de la coopération entre les villes ;
- l’intégration des grandes villes aux réseaux régionaux et internationaux.
Conçue comme un ensemble pluridimensionnel, plurisectoriel et multilatéral, elle vise également à réaliser le développement durable et se concrétise à travers plusieurs volets : le volet du développement durable, l’économie urbaine, l’urbain, la culture, le social, la gestion et l’institutionnel.

Classement des espaces verts
Les espaces verts sont classés en une des catégories suivantes :
- les parcs urbains et périurbains qui sont constitués par les espaces verts délimités et, éventuellement clôturés, constituant un espace de détente et de loisirs, et pouvant comporter des équipements de repos, de jeux et/ou de distraction, de sports et de restauration. Ils peuvent également comporter des plans d’eau, des circuits de promenade et des pistes cyclables ;
- les jardins publics qui sont des lieux de repos ou de halte dans des zones urbaines et qui comportent des massifs fleuris ou des arbres. Cette catégorie comprend également les squares plantés, ainsi que les places et placettes publiques arborées ;
- les jardins spécialisés qui comprennent les jardins botaniques et les jardins ornementaux ;
- les jardins collectifs et/ou résidentiels ;
- les jardins particuliers ;
- les forêts urbaines qui comportent les bosquets, les groupes d’arbres, ainsi que toute zone urbaine boisée y compris les ceintures vertes ;
- les alignements boisés qui comprennent toutes les formations arborées situées le long des routes, des autoroutes et autres voies de communication en leurs parties comprises dans des zones urbaines et périurbaines.

Instruments de gestion des espaces verts
Le classement des espaces verts et leurs plans de gestion constituent les instruments de gestion.
Le classement comporte deux phases : une phase d’étude de classement et d’inventaire et une phase de classement. L’étude de classement comprend : la caractérisation physique de l’espace vert, la caractérisation écologique de l’espace vert et le plan général de l’espace vert.
Elle doit aussi faire ressortir, notamment : l’importance de l’espace vert concerné pour la qualité du cadre de vie urbain, l’usage de l’espace vert concerné en cas de risque majeur, la fréquentation de l’espace vert concerné avec, pour corollaire, les mesures et moyens de sa sécurisation et de son entretien, la valeur particulière des composantes des espaces verts concernés et notamment ceux dont la protection est nécessaire et l’évaluation du risque de dégradation naturelle ou artificielle auxquelles les composantes de l’espace vert sont exposées.
Les plans de gestion, quant à eux, fixent :
- l’identification de l’espace concerné et sa nature juridique ;
- l’état des lieux physique et biologique de l’espace vert concerné ;
- les mesures et travaux d’entretien requis ;
- le programme d’intervention à court et moyen termes ;
- une cartographie de l’espace vert, le cas échéant.

Prescriptions et normes requises
Toute production architecturale et/ou urbanistique doit intégrer et prendre en charge la nécessité de prévoir des espaces verts selon les normes et objectifs fixés par les textes en vigueur. Ainsi, pour toute conception d’espaces verts, le concepteur public ou privé est tenu, dans une optique d’homogénéité et d’unité, de prendre en considération les facteurs suivants :


- le caractère du site ;
- les vues à conserver, à mettre en valeur ou celles à masquer ;
- les ressources de terrain ;
- les espèces et variétés végétales de la région concernée ;
- le patrimoine architectural de la zone ou de la région ;

 

 

- les servitudes et les contraintes liées à la mitoyenneté, au régime des eaux, au droit de passage, au bornage, aux alignements de voirie, nivellements, plantations, aux canalisations souterraines et aux installations électriques souterraines.

L’Algérie et la norme
Alors que l’Algérien n’a droit qu’à 1 m2, les normes internationales situent la part moyenne de chaque citoyen à 10 m2 d’espaces verts au sein des milieux urbains. De ce fait, accusant un énorme retard en la matière, l’Algérie doit, pour être au diapason, prendre ses devants pour mettre un terme à l’une des principales causes qu’est l’urbanisation effrénée dont les promoteurs reléguant au bas de l’échelle la beauté de l’environnement, ne se soucient guère que de leurs propres intérêts financiers.
Dans une économie en mutation, tel le cas de notre pays, on doit normalement savoir composer avec la notion de management paysager et de l’architecture du paysage. Afin de mieux intégrer ces espaces verts dans la configuration urbanistique et en même temps aspirer à retrouver une bonne place dans la façon de concevoir des villes où la gestion de l’espace public avec sa dimension écologique doit primer.
Ceci dit, ayant hérité en 1962 d’espaces verts en nombre et en qualité dont certains ont, pour des raisons préméditées, malheureusement complètement disparus, il est regrettable de constater une régression dans le domaine de réalisation de ces « lieux réservés » où en principe il fait bon respirer.
Pourtant, étouffant sous le poids de multiples pressions, nos agglomérations accusent un manque flagrant en la matière. Pour combler le vide, notamment juridique, les autorités algériennes, conscientes du problème, ont, pour ce faire, promulgué en 2007 la loi relative à la gestion, la protection et le développement des espaces verts, devenus par la force des choses un élément constitutif essentiel de la qualité de vie des citoyens et une nécessité majeure pour nos milieux urbains.
Bien que rachitique dans le fond, cette loi de 42 articles catégorise les espaces verts, identifie les obligations de leur classement et les autorités de gestion et fixe les descriptions de préservation. Elle prend également en charge leur gestion et leur développement et institue des normes et des coefficients d’espaces verts par ville, par ensembles urbains et pour les habitations particulières.
D’ailleurs, outre les sanctions prévues en cas de non-respect des dispositions, pour les jardins particuliers, ainsi que pour les jardins collectifs et/ou résidentiels, le certificat de conformité ne peut être établi et délivré que si les espaces verts prévus par le permis de construire ont été respectés.

Conclusion
Si tout le monde se plaint de la vie stressante en milieu urbain, il reste qu’en fait la végétation et la nature constituent l’antidote puisqu’elles permettent à notre système sensoriel, particulièrement, de se lâcher et à notre corps d’avoir une énergie nouvelle grâce aux bienfaits de ces espaces verts, somme toute synonymes de relax.
Aussi, c’est parce que l’initiative et la revendication citoyennes ont déserté le terrain que les urbains souffrent d’un manque patent de verdure et de jardins. En effet, on assiste souvent, hébétés et quasiment désarmés (cas du parc national d’El Kala), à l’invasion du béton se faire au détriment de ces « bouts de verdure » dont personne ne s’en soucie. Sauf rares exceptions.
D’autre part, le peu de jardins existants sont la plupart du temps délaissés, mutilés ou carrément détournés de leur initiale destination. Pire, laissés aux caprices du temps, certains, malgré le fait qu’ils sont situés en plein centre-ville (et donc, devant être mieux entretenus et protégés), servent de lieux de débauche et de décharge publique ou remplacés par d’inesthétiques constructions à usage public ou privé.
Enfin, il n’est pas vain de noter que des sommes colossales sont accordées par les autorités pour la réalisation de jardins - et similaires - afin de rendre nos villes faciles à vivre. Seulement, aujourd’hui tellement les urgences sont déplacées vers d’autres priorités, notamment le bâtiment et les travaux publics, que les espaces verts, vitaux pour le délassement, sont oubliés bien que programmés sur papier.
Aucun espace vert digne de ce nom n’a été conçu et produit dans les villes et villages que compte le pays, soulignent avec regret les spécialistes, architectes et paysagistes, notamment.
Raison pour laquelle les pouvoirs publics, quel que soit leur niveau de responsabilité, doivent, en amont, veiller sur le mobilier urbain tout en mettant en place un dispositif de contrôle rigoureux pour l’application des lois en vigueur. En aval, exiger une rationalisation des budgets alloués et faire obligatoirement appel aux compétences concernées pour pouvoir maîtriser correctement ce domaine particulier.
Par conséquent, l’application du schéma directeur des espaces verts doit bénéficier de tous les égards afin que nos centres urbains puissent être de plus en plus aérés. Car, à l’heure actuelle l’état de nos villes laisse à désirer. En effet, en plus d’une urbanisation anarchique, les agglomérations affichent des dysfonctionnements démesurés sur nombre de plans.
Et pour cause. Selon les chiffres de l’année 2006 (1), 65 % de la population sont concentrés sur une superficie ne dépassant pas 4 % du territoire. 25 % des habitants sont localisé dans les Hauts Plateaux sur une superficie de 9 % du territoire et uniquement 10 % de la population vivent sur une superficie de 87 % du territoire (le Sud). C’est dire que le déséquilibre est non seulement réel, mais important ■

(1) publiés par « feu » ministère délégué chargé de la Ville

Documents consultés :
- Loi 07-06 du 13 mai 2007 relative à la gestion, à la protection et au développement des espaces verts
- Loi 06-06 du 20 février 2006 portant loi d’orientation de la ville
- Décret exécutif 09-147 du 02 mai 2009 fixant le contenu et les modalités d’élaboration, d’adoption et de mise en œuvre du plan de gestion des espaces verts
- « Besoin urgent en espaces verts » par Abdallah Meziane, Architecte-Paysagiste, in « El Watan immobilier », semaine du dimanche 17 au samedi 23 mai 2009.

 

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